Des biscuits crus ???
Des biscuits crus … c’est à priori une contradiction. Comment faire des biscuits sans cuisson ? Et de surcroit sans oeuf ni graisse ?C’est pourtant très simple : La cuisson habituelle est une déshydratation brutale et accélérée, provoquée par une grande source de chaleur. Mais on peu également déshydrater, lentement, en douceur avec une faible chaleur. Pour la texture : les liants habituels, oeufs et graisse, sont remplacés par des graines mucilages : lin et
psyllium. Résultat des biscuits composés uniquement de produits naturels n’ayant subi, à part le broyage, aucune transformation humaine.
Une tradition apprivoisée
Comme la plupart des innovations pérennes, les biscru, s’inspirent d’une grande tradition. Connu depuis les esséniens (200/100 av JC), le « pain déshydraté » a été largement décliné, en particulier en Amérique du nord dans les cuisines de l’alimentation vivante (Raw food, Life food). On peut varier les céréales, ajouter des aromates ou d’autre ingrédients pour en améliorer encore les vertus, la saveur et la texture.
L’essentiel est de respecter 2 principes : faire tremper ou germer les grains pour amplifier leur densité nutritionnelle, déshydrater en dessous du seuil fatidique des 40C° pour préserver les enzymes et les micro-nutriments. Les Esséniens avaient beaucoup de patience et de soleil. Aujourd’hui avec un broyeur, un déshydrateur et de l’expérience on peut confectionner sois même des biscuits cru. Sinon, il y a maintenant les Biscru. Ces petites tuiles déshydratées constituent un aliment facile à comprendre et pratique à consommer :
mais également le sport et les randonnées.
Le fondateur : Serge de Thaey
Itinéraire d’un enfant de la bio devenu eco-entrepreneur.Cuisinier passionné, Serge de THAEY est devenu, presque malgré lui, une référence de la cuisine biologique. Formateur et auteur de nombreux ouvrages culinaires il a pendant plus de 20 ans orchestré les cuisines du centre écologique Terre Vivante.
En 2003 il est sollicité par le gouvernement Québécois pour créer les premières cuisines biologiques en milieu scolaire. Durant ces 3 années d’expatriation, il enrichit sa pratique culinaire des précieux enseignements de l’alimentation vivante (Raw food – Living food) et découvre des « crackers maison » qui vont donner une nouvelle orientation à son parcours. Durant son séjour il retrouve ces délicieux biscuits partout : dans sa "lunch box" comme à l’apéritif , pendant les pique-niques ou les longues randonnées en montagne. Tout en se délectant, il en découvre les vertus nutritionnelles.
2006, retour dans son terroir d’origine : l’Isère.
Fort de son expérience québécoise, il convertit au bio de nombreuses cuisines scolaires du département … et les crackers canadien, qu’il réalise désormais lui-même, continuent à l’accompagner partout. Il découvre rapidement que son
enthousiasme pour ces curieux biscuits est partagé par tous ceux qui y goutent. Il crée alors des recettes qu’il partage et expérimente, avec une idée en tête : « faire profiter au plus grand nombre des vertus gustatives et nutritionnelles de ces étonnant biscuits crus » .
Naturellement il utilise les produits de son terroir et implique dans cette aventure plusieurs exploitants de sa vallée pour créer en 2008 une éco-entreprise qui sera moins d’un an après sa création Lauréat du Prix 2008 de l’innovation d’Agropole Paris.
Pour Serge de Thaey, chef de famille, de cuisine ou d’entreprise, c’est un peu la même chose : prendre en toute conscience des décisions, guidé par son instinct et éclairé par ses proches. Avec une différence qui lui tient particulièrement à coeur et l’anime : l’ampleur de l’impact de ces décisions sur l’équilibre écologique et social.



