La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a publié récemment un rapport sur une étude menée en 2007 portant sur l’analyse de 5412 échantillons de fruits et légumes frais ou transformés, de produits destinés à l’alimentation infantile, à l’alimentation animale, de céréales et de produits végétaux biologiques mis sur le marché. Plus de 67% de ces aliments étaient d’origine française.
Il a été constaté que 52,1% des échantillons de fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides (contre 45% en 2006). Dans 7,6% des cas, les limites maximales de résidus ont été dépassées. 41,3% des légumes contiennent des résidus : 7,2 % sont non conformes (dépassements concernant essentiellement les poivrons et piments, les tomates, les poireaux, les laitues et les épinards). 70,3% des fruits en contiennent : 8,5 % sont non conformes (essentiellement sur les fraises, les mandarines et les raisins). Sur 968 échantillons de carottes, citrons, concombres, endives, salades, tomates, pêches et les mandarines, 10,6 % des échantillons ont dépassé les limites maximales.
Les pesticides (herbicides, insecticides, fongicides…) sont à la fois hydrosolubles et liposolubles : ils se fixent dans les organismes et se concentrent tout au long de la chaîne alimentaire, l’homme en étant au bout. Il a été mis en avant que l’utilisation toujours plus grande des produits phytosanitaires (famille des pesticides) entretenait à long terme une toxicité qui se manifeste par des réactions allergiques, des effets cancérigènes et tératogènes (anomalies de développement de l’appareil génito-urinaire masculin). Les produits issus de l’agriculture et de l’élevage intensifs sont également nocifs au vu des additifs qu’ils contiennent : colorants, conservateurs, antioxydants chimiques, exhausteurs de goût, antibiotiques etc. Leurs méfaits sur notre santé peuvent être nombreux : troubles du système nerveux, allergies, troubles digestifs, problèmes pulmonaires…



